• la pathos-langue

    Mes à fleurs de peau refleurissent ces jours-ci, ce doit être le printemps qui les rend si prolifères.

    Le présent ne se sait pas passé. Et pourtant il se souvient quand il passe au futur. Mon corps crie. Cliché. Mots couteaux dont on ne voit ni  lames  ni écorchures, alors je  triture. Parfois. Pour vider ce sac à merde de foutreries de mots. Crise de foi. J'ai été gavé. Doit y avoir comme un trou dans mon enveloppe, et elle fuit. PERDU MEMBRANE PROTECTRICE. Perdu surdité partielle et hypocrisie du ce n'est pas vrai. Un peu infantile, ça l'est, et sans grande importance.

    Pas malheur : choc ! Je respire moi et j'aspire encore, même nauséabond.

    La langue prend son poil de la bête, et elle délire, virevolte, va se nicher dans les mots tout prêts ; la guetter ? Ils le faisaient depuis longtemps.  Plus le temps de m'esca-mot-er.

    Les mots ont perdus leurs lettres, et il ne sert à rien d'aller les quêter au pied.

    Je ne vomis plus, mais je suis facilement ivre.

    Ce n'est pas je qui est en cause mais ils vous tu, tout sauf je. Arrêter culpabilité. Et vous de  vos langues vipérines que vous maîtriser si peu. Ne savez pas susurrer ne savez pas effleurer, ne savez pas haranguer ... savez seulement faire du bruit ! Et surtout ne savez pas être muets.

    Toute personne qui sent, devrait immédiatement se taire. On devrait communiquer en silence. Tout usage inconsidéré de sa voix est un danger.

    Aigrie moi? Non ! je virule je pustule mes maux comme je peux, bien imparfaitement il est vrai. Car il faut vous les rendre, vous me les avez bien trop longtemps prêtés.

    Paraphraser les mots. Fortifier, la phrase. 

    M'user à penser trop, à penser mal, à bafouiller, à ricocher de la langue ... et plus, si affinité. Laisser poindre un mot alors que se déglutit le précédent, ne laisser de sa pensée que des borborygmes, comme s'ils étaient seuls dignes de la langue-fusion. Laisser infuser justement, en guise d'imprégnations, quelques syllabes, pour les garder au plus proche. Et surtout se perdre en s'effilant, se filer en se pensant, s'effeuiller lettres mortes, jusqu'à être de part en part silence.


  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Juillet 2010 à 09:47
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    Pas malheur : choc ! Je respire moi et j'aspire encore, même nauséabond
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