• ALERTE

    Une menace inaperçue plane sur paname : une coalition de pigeons mène une guérilla acharnée dans la rue de la ville.Pour preuve

    A midi je traînassais pénarde dans les quartiers Bobos du centre, pestant contre le prix des cafés qui dépasse 2 euros, puis il était midi j'avais faim pour moins de trois euros autant dire une mission impossible dans le quartier saint michel, quand miracle Ze sandwich jambon fromage à 2,50 euros (adieu ma tirelire cochonnou et ma collection de pièces de 5 centimes snif, foutu découvert, bref j'ai jambonné cochonnou), aubaine pour la gargouille qui s'est installée dans mon ventre depuis quelques jours.

    La bave aux lèvres je patiente, vu le festin que je vais me faire, que j'me dis, pas question que je l'expédie dans un coin de rue pisseux, trois fois non, j'irais royale le manger agglutinée sur les chaises du luxembourg. Je m'installe, pas de gros lourdaux en vue, oh! un papillon et avec un petit-gros effort je peux presque imaginer qu le bruit des oiseaux couvre les voitures, bref je me détends.

    Fatale erreur, une demi-seconde d'inattention et un putain de pigeon s'était attaqué à mon sandwich. Le pigeon voleur, -Hector qu'on dira, pasque même les pigeons, aussi méchants soient-ils ont droit à l'anonymat, et p'être aussi parce que je crains les représailles- n'a pas seulement picoré le pain, non !

    En deux temps trois mouvements, il a : enlevé le papier, tiré le sandwich avec son bec, l'a fait roulé par terre, a shooté une passe arrière à son compère qui l'a lui même balancé avec un double revers des ailes à l'arrière droit, qui l'a remis au capitaine qui a fait le partage. 1,5 secondes. Ravalement de salive. J'ai levé la main vers hector, qui ma regardé d'un air vide, avant de s'dandiner cahin caha vers son tribut : adieu pain jambon fromage, les ramiers homnivores se sont taillés en me laissant l'estomac tout crampé, l'œil hagare, le cerveau retourné, j'ai réfréné mon réflexe pavlovien en me mordant la langue qui plus est .

    Déjà, ça m'a mis la puce (foutus pigeons) à l'oreille ; alors comme ça on en est là! le porc pour les pigeons... c'est clair y'a un problème pasque moi le zozios je les avait toujours vu chasser le ver de terre mais le jambon-fromage à 3,5 cm d'un être humain, je suis désolée ça sent la provoc ou l'insolence ou je ne m'y reconnais pas.

    Cochonnou sacrifié en vain, flanquée de mes deux trous (euh! celui de mon compte et de mon estomac bien sûr), je crie vengeance en silence. Comme il vaut toujours mieux connaître son adversaire, je me suis mise à enquêter. Et bien ce que j'ai découvert est fort inquiétant figurez vous : il existe dans cette ville un racket organisé par les pigeons ramiers (les gros gris et blancs), qui ont investis les quartiers du centre après avoir sauvagement repris le territoire à leurs cousins pigeons bisets (les gris-verts)...sur le règlement de compte j'ai encore du mal à réunir toutes les informations...résultat, sachez que à 19 h par exemple, côté place beaubourg , 592 pigeons se rassemblent (hallucinant!) ,et obligent un petit vieux clampotant, à leur verser chaque jour un sac de miettes de pains.

    Dégoutée par ce que j'ai vu, je me suis taillée vers les endroits plus miteux du 18ème, en me disant que vu le nombre de pigeons sociaux du quartiers, c'était clair que les pigeons oiseaux n'auraient pas l'outrecuidance de leur enlever la becquettée de la bouche. Et ben sachez que c'est même pire, à 19h52, un bon gros pigeon ramier kamikaze, engraissé de longue date pour l'occasion a tenté de faire dérailler une 206 en se jettant sous ses roues, juste devant moi, rue poulet.

    Et dire qu'il y a quelques semaines c'était la rue mirrha qui s'insurgeait pour le tabac et contre les flics, ou plutôt les flics contre la rue mirrha, faut bien avouer qu'un climat d'insurrection flotte sur paname...affaire à suivre !


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